Le Pont Wilson, 434 mètres de ligne droite, plus communément appelé « Pont de pierre », connait à partir d’aujourd’hui une révolution monarchique, puisque c’est la « petite reine » qui en prend le pouvoir.

Il aurait pu être un enjeu démocratique, voir un enjeu de co-construction, tellement ce changement cristallise les débats de ces derniers jours. Que nenni, le roi Emmanuel du haut de sa selle, en a décidé autrement et a placé autoritairement (entre deux délibérations du Conseil Municipal du 24 juillet 2020), sa petite reine au centre de la ville et du coup des discussions. Les cafés du commerce et autres lieux d’échanges du centre-ville s’animent depuis 20 jours au rythme des interventions de la classe politique locale. Qui de sa boucle, qui de son parcours, ils veulent tous être le « serre file ».

Cette giclette pour distancer les adversaires et imposer son rythme, inquiète fortement car il résulte d’une certaine faiblesse de la municipalité. La faiblesse d’être très à l’écoute des petites voix des « suceurs de roue » qui profitent de l’aspiration du maillot vert pour imposer leur vision sectaire de la rue. Ce piège intégriste du CC37 se referme peu à peu. Ils avaient déjà frappé ! Souvenez vous il y a quelques mois (avant…), les dimanches où 8 ou 9 cyclistes se partageaient le centre-ville totalement fermé à la circulation sauf des vélos. L’approche des élections rendent toujours faible les prétendants. Le test a explosé en vol bien entendu…

Dans le cas de la configuration du Pont Wilson, nous sommes au niveau des premières vertèbres de « la colonne vertébrale du futur Réseau Cyclable Tourangeau » (Source France 3 / E.Denis). Les buts de ce réseau sont multiples et pour la plupart dans une optique censée. Si l’on vous demande, « êtes vous pour une diminution des émissions des gaz à effet de serre », gageons que la grande majorité des Tourangeaux répondront … oui ! Le développement du vélo tout le monde y est favorable.

En revanche les applications qui en découlent, ressemblent beaucoup plus du passage en force d’une vision corporative que d’une vision d’un vivre ensemble, chère pourtant à nos têtes vertes.

–          Report de la circulation automobile (4800 véhicules jours) sur 2 ponts pour lesquels si tu ne sais pas qu’il ne faut surtout pas les emprunter entre 8h30 et 10h30 et entre 16h30 et 19h30 les jours de la semaine, c’est que tu n’es pas Tourangeau ! Donc au revoir les clients des communes du Nord du département pour nos commerçants du Centre-Ville et également les clients des restaurants le midi en semaine qui travaillent en périphérie.

–          Disparition des places de parking des rues désignées RCT (exemple déjà existant de la rue de Buffon) pour lesquelles tu sais que si tu veux récupérer ta copine à la gare de Tours avec toutes ses valises pour le weekend le vendredi soir à 19H00 et que le parking est souvent plein, c’est dans cette rue que tu trouves de la place … Dommage, que tu trouvais… Récupère là à Saint Pierre des Corps ce sera plus simple… Le petit cadeau à acheter rue de Bordeaux ? Tu le feras au Ccial des Altlantes pas grave…

–          Non prise en compte de la modification des véhicules à moteur, en propulsion par énergies « propres » (électrique, hydrogène…). C’est faire fi de la révolution industrielle « verte » dont l’hydrogène pourrait être la solution française et dont l’électrique anime également les vélos et les trottinettes qui bénéficient massivement de la recherche financée pour les batteries de voiture électriques…

Gageons que le test à durée indéterminé soit un test et pas uniquement un décret signé par le CC37. Autour de la table il devrait y avoir les représentants des Vitrines de Tours, les associations de riverains, l’association « Les pieds nickelés », le collectif « Electrifions-Nous », je pense que nous en oublions bien entendu … ah oui une co-construction à la mode « pastèque », on en rêve au final !

A.P.F Arrault