L’Italie est à l’origine de l’histoire, il y a des siècles, quand l’Italie n’existait pas encore en tant que telle. On la retrouve à la sortie de la deuxième guerre mondiale, les Napolitains s’invitaient à boire un café, puis ceux qui le pouvaient, payaient le café deux fois, pour laisser un « café suspendu » à un Napolitain qui ne pourra se le payer.

Notre année 2020 particulière, a fait germer l’idée de raviver une tradition dans l’esprit d’un coupe de musiciens italiens. Elle consiste à mettre à sa fenêtre un panier de victuaille à destination des nécessiteux. Accrochés aux balcons, des paniers en osier avec l’écriteau « Chi puo’, metta. Chi non puo’, prenda », se multiplient dans la région Napolitaine. L’idée est reprise de belles façons en Bretagne (Rennes, Lorient…) dès le début du premier confinement et puis l’idée passe par l’ancien Duché de Bretagne à Nantes et remonte La Loire à l’occasion de l’automne.

A Tours, une initiative citoyenne, à l’occasion du deuxième confinement, a relancé la tradition également. Elle se généralise dans toute la ville très très vite. L’initiative devient une action sociale qui a sa page Facebook depuis le 18 novembre, Paniers Suspendus Tours . La page relaye les bonnes idées, les nouveaux points, également les informations de paniers qui disparaissent malheureusement… Des partenaires, des lieux emblématiques de la ville (Mame) y sont répertoriés. Une carte interactive est en ligne depuis peu (Carte Paniers Suspendus) et l’envie de partage passe par la photo et l’Instagram Panier Suspendu Tours  est né !

Les sœurs bénédictines de la Basilique Saint Martin ne sont pas en reste et participent activement grâce à leur potager à l’action sociale et solidaire. Le panier suspendu, rue Descartes au niveau d’une des portes latérales de la Basilique, est une porte ouverte pour le développement de l’initiative à travers la ville.

A.P.F Arrault