Au matin du 11mai 1981, je serrais la main de deux habitants de la commune où j’exerçais. Le premier, triste à mourir, me dit "nous sommes foutus" ; le second, tout à sa joie, me lança un tonitruant « Enfin!!! » J’en concluais que je n’avais aucune étiquette politique évidente puisque les deux quidams me croyaient chacun de leur bord! Je n’ai pas une grande considération pour François Mitterrand qui écrivit « Le coup d’état permanent « et qui resta quatorze ans à l’Élysée sous cette cinquième République qu’il avait tant vilipendée ….avant !! Le Parti socialiste s’éteint ; les Républicains ne valent guère mieux me direz-vous. Le premier, sur lequel s’appuyait François Mitterrand pour accéder à la Présidence, s’est senti bien seul au départ de son leader; l’érosion fut lente d’abord, rapide ensuite et ses sympathisants cherchaient sur qui et sur quel programme se référer. Les régionales arrivent, c’est le jeu d’échecs électoral dans toute sa splendeur avec son cortège d’hypocrisies et de volte-face. Il est grand temps qu’un nouveau souffle inspire nos politiques avant que le peuple ne s’en désintéresse définitivement.

le neveu de Balzac